Navigation Menu+

Blog Flânerie

Après la traversée de l’Ardèche, le Rhône.

Posted by on 9 h 31 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 11 Mai 2019 Châteauneuf-du-Rhône.

Etape tranquille où tout se passe à merveille. Encore une. Je commence à apprécier ces journées et je me laisse aller à vau l’eau. À tel point que je me suis trompé deux fois de direction. Heureusement je m’en suis rendu compte assez tôt.

Nous traversons le Rhône sans difficulté. Le pont était large.

À la sortie du pont un jeune homme fait des signes pour que je m’arrête. Je vais vers lui. Il me demande si je veux un café ou autre chose. Il m’emmène vers des caravanes où résidait une communauté gitane. Après les présentations d’usage de mon périple il me confia à un homme d’un certain âge, certainement le référent du campement. Celui-ci me dit qu’ils sont ici depuis des années. Ils sont sédentarisés. Il fabriquait des paniers en osier pour les vendre sur les marchés et les foires. C’était du travail bien fait. Une camionnette entière en était chargée. Il me vanta l’osier français plus solide que l’osier chinois certes plus facile à travailler mais cassant. Une constatation déjà entendu ailleurs pour d’autres produits.
Mon histoire lui rappelle les années de vadrouille sur les routes de France et d’ailleurs. Il me parle de mille endroits. Aujourd’hui c’est plus difficile et ça pose de vrais problèmes d’autorisation. Ils se sont posés à cet endroit et y sont restés. L’endroit est agréable et une partie des caravanes est sous des arbres. Tout le monde les connait dans le coin. Ils sont acceptés.
Cabotte suscite beaucoup de questionnements. Les demandes fusent et j’y réponds sans trop de détails. Ils sont admiratifs du parcours effectué.
La discussion partait dans tous les sens. Et chacun y allait de ses réflexions plus ou moins sensées. Les femmes étaient là. Elles écoutaient en gardant des distances. Visiblement les hommes avaient pris toute la place possible. Lorsqu’un type, très jeune, s’adressa à sa femme.
– Chérie tu ne trouves pas qu’elle te ressemble. Elle est aussi bête que toi et tu portes moins de poids qu’elle. Je vais te vendre mais j’ai peur de ne pas en faire un bon prix.
Il lui souriait en prenant à témoin les autres. Ils en rigolaient en confirmant et généralisant sur les femmes. Les femmes ceci, les femmes cela. J’écoutais sans prendre position.
Alors sa femme, je suppose, lui renvoie gentiment ces quelques mots.
– Et que ferais-tu donc sans moi ?
Les autres hommes répondirent à sa place.
– Il s’emmerderait comme un chien à tourner en rond autour de toi. Les hommes se moquèrent de lui ouvertement. Les femmes confirmèrent en se marrant en douce.
Le café était bon. Ils me proposèrent de rester avec eux une nuit. Je leur dis que je n’avais pas assez marché aujourd’hui. Il me fallait aller plus loin.
Ils m’accompagnèrent du regard un moment en me souhaitant une bonne route. Ils étaient vraiment très sympas et avenants. Arrêt très inattendu et plein d’enseignements sur la fabrication des paniers en osier et en lamelles très fines de châtaigner.
Ce soir-là j’ai dormi sous un auvent, terrain de pétanque (encore un) et de rugby, à l’abri du vent dans un endroit improbable perdu au fond d’un trou de verdure. Loin du monde. Chez les gitans, si j’avais accepté, je n’aurais pas été seul et nous aurions fait la fête. Je le sentais. Ils étaient prêts. J’avais envie de me reposer.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 8 h 37 min in Blog Flânerie | 0 comments

Un con, encore lui, se caractérise par un indéfectible sérieux

à défendre son propre statut

Quand les esprits se rejoignent.

Posted by on 21 h 42 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 10 mai 2019 Saint-Montan


Journée longue et harassante de marche sans souci. C’est rare mais ça arrive. Prenons le meilleur de ce qui nous arrive.

St-Montan est un des plus beaux villages de France. La mairie m’offre une place près du terrain de pétanque. Il y a de l’eau. Et je prends. Cabotte a de la verdure, juste ce qu’il faut. Mais c’était suffisant.

J’ai rencontré une drôle de créature.

Je vois arriver une gamine dix onze ans. Pas plus. Elle fonce droit sur Cabotte. Comme obnubilée par elle. Elle m’ignorait. Je ne sais pas si elle m’avait vu. Elle encercle de ses petits bras la tête de Cabotte, puis la caresse avec lenteur et respect. Cabotte est aux anges et n’offre aucune résistance. Elle est en confiance. Cette scène de tendresse dure au moins dix longues minutes. Je les regarde en me demandant ce qui pouvait bien se tramer entre ces deux là. Elles sont tranquilles et en parfaite harmonie. Rien ne semblait les perturber. Elles s’appréciaient mutuellement. C’était magnifique ou plutôt magique à voir.

Brusquement la gamine se retourne et s’adresse à moi.

– Ils parlent les ânes ?
– Bien sûr qu’ils parlent, dis-je sans réfléchir. Cette question n’était pas prévue au programme. Personne ne me la pose.
– Comment font-ils ? poursuivit-elle en me regardant droit dans les yeux. J’ai senti que cette question était cruciale pour elle. La réponse aussi. Je ne devais pas la décevoir. Ou lui raconter des salades.
– Quand on sait les comprendre ils parlent. Ils sont mêmes très bavards. Ils se connectent à vous par le regard puis un dialogue s’installe naturellement. Il faut beaucoup de temps pour y parvenir. Les gestes que tu viens de faire sont les premiers contacts avant la parole. Bien sûr ils ne possèdent pas notre langage mais par bonheur des échanges mystérieux se font.
– Moi j’ai toujours cru que les animaux parlaient. Avec mon chat nous avons des conversations très intéressantes.
– Eh bien moi avec Cabotte nous échangeons beaucoup, surtout quand nous marchons. Silencieux nous communiquons. Ça peut paraître bizarre. Mais c’est une réalité.
– Alors pourquoi mes parents ne me croient pas quand je leur dis, que les animaux parlent, les arbres parlent, les pierres parlent, la lune parle, l’eau des ruisseaux parle, le soleil parle. Pourquoi ? Est-ce si difficile à comprendre ?
– Ce sont des adultes. Les adultes ne comprennent pas ce langage. Pour eux on ne peut parler et se comprendre qu’avec des mots. Pour eux ce n’est que de la métaphysique.
– De la quoi ? De la méta… quoi ?
– Physique. Excuse-moi. Ça veut dire. Tout ce qu’ils ne comprennent pas et sort de leur langage ou de leur logique, ça n’existe pas. Dire que des ânes parlent, pour eux c’est impensable. Et pourtant toi et moi on sait que les ânes parlent. Au fait, que t’a dit Cabotte ?
– Elle m’a dit qu’elle aimait les caresses, que je lui frotte la tête et le cou. Elle m’a demandée d’où je venais. Est-ce que j’avais un maître, comme elle, dans la vie ? Pleins de choses encore.
– C’est bien. Et toi que lui as-tu dis ?
– Que je l’aimais. Que j’aimerais vivre avec elle. Mais que ce n’est pas possible.
– C’est bien. Tu as su trouver son langage.
– Monsieur, est-ce que je peux dire à mes parents que les ânes parlent ?
– Surtout pas aux parents ni aux adultes. Ils vont tous penser que tu es folle.
– Trop tard. Ils le pensent tous. Surtout mon père.
– Alors garde le pour toi. C’est bien mieux. Tu comprendras ainsi les mystères de la vie. Nous sommes au moins deux à savoir que les ânes parlent. C’est un bon début.
– Merci Monsieur.
Après ce bref échange, elle est partie comme elle était venue. Sans prévenir. C’était
drôle et plein de connivences ; pour le coup métaphysique. Cette gamine a du cran et des idées farandoles. Elle n’a pas fini de surprendre son monde. Elle promet. Quant à son monde à elle, y accéder sera difficile pour celui qui ignore que les ânes parlent.
J’aimerais recroiser dans quelques années cette gamine. Juste pour voir, dans sa vie d’adulte, où elle en est dans ses cogitations célestes. Elle sera certainement différente de ceux qui ne se posent plus de questions.

Le matin deux jeunes du village m’apportent des croissants. Ils me l’avaient promis la veille ; ils l’ont fait. En plus deux croissants au beurre. J’étais en forme pour une nouvelle étape. Il faut peu chose pour rendre la vie agréable à un voyageur.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 21 h 27 min in Blog Flânerie | 0 comments

Vérifie avant de plonger s’il y a de l’eau dans la piscine.

Qui est la bourrique?

Posted by on 20 h 09 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 7, 8, 9 Mai 2019 Saint-Martin d’Ardèche.

La descente sur Saint-Martin-d ’Ardèche fut très sportive mais Cabotte s’en est très bien sortie. Elle n’aime pas les descentes. Elle les négocie avec calme et prudence. Je la laisse faire et me tiens loin d’elle. Devant. Si elle glisse ou tombe je ne risque pas de me la prendre sur le dos. Trois-cents kilos ça doit faire mal.

Enfin le fameux pont suspendu de Saint-Martin-d ‘Ardèche !

Il traverse l’Ardèche sur plus de deux-cents mètres. La particularité de ce pont : deux voitures ne peuvent se croiser. C’est très étroit. Une voiture et un âne avec des sacoches bien pleines, ça ne passe pas non plus. Martine m’avait prévenu. C’est très compliqué malgré les deux feux tricolores alternés.

Je calcule le temps qu’il faut. Impossible de traverser. Je pars au feu vert mais ne puis atteindre l’autre berge. Le temps imparti est trop court pour Cabotte et moi. De plus celle-ci, comme par hasard, traîne des sabots. Je fais quelques tentatives, toutes infructueuses. Chaque fois je reviens en arrière. Il me faut une aide. J’arrête deux cyclistes. Je leur explique mon problème. Je leur demande d’aller au bout du pont et d’arrêter les voitures le temps pour nous de passer.
– Oui, oui !
Et les voilà partis. Ils me font signe de passer. Il n’y avait pas de voiture selon eux. Nous partons en toute confiance. Les voilà qui reviennent et s’arrêtent au milieu du pont pour nous prendre en photo. Derrière eux déjà des voitures s’engagent. Derrière moi des voitures me suivaient à la limite de nous pousser pour aller plus vite. Nous n’allions pas assez vite ! Les deux cyclistes se sont mystérieusement envolés. Ils n’avaient rien compris au problème. Nous sommes dans la « merde », coincés et bien coincés. On ne peut pas mieux faire.
Nous voilà donc au trois quart du pont, presque à l’arrivée. Le gars derrière moi commence à s’énerver. Il m’engueule comme un fou furieux. Il veut passer à tout prix.
– Le feu est au vert. Je passe.
– Connard, ça t’arrive de réfléchir. Tu vois bien qu’on est dans la merde.
– Le feu est au vert. Je suis dans mon droit. Je passe.
Je hausse les épaules. C’est le roi des cons. Et des cons j’en connais un rayon.
Je me tais en essayant de l’ignorer. Je dois trouver une solution. Je laisse Cabotte sur place et demande aux voitures devant nous de reculer. Ils le font tous, sauf une. La première qui est devant nous. La dame au volant me dit ne pas savoir reculer sur une si longue distance. C’est incroyable. Je demande à quelqu’un de prendre son volant. Elle refuse catégoriquement. Je décide de la guider. Elle frôle le parapet à plusieurs reprises. On recule, on avance, on recule, etc. Je ne vous raconte pas le reste. Ça demande un temps infini.
Et l’autre abruti qui klaxonne pour la mettre encore plus en panique. Je me retourne.
– Ecoute espèce d’abruti si tu continues ta voiture je te la balance dans l’Ardèche. Ou si tu préfères, Cabotte lui refait une beauté à coups de sabots ravageurs.
– Connard dégage cette bestiole de mon passage. Je n’ai pas que cela à foutre.
– Je sais le feu était vert. Et je dois te laisser passer. Pauvre type. Des types comme toi, heureusement qu’on en chie pas un tous les jours. Le monde serait dans la merde jusqu’au cou.
Sa femme prend peur et lui demande de se calmer. Il force le passage alors que nous sommes presque arrivés au bout du pont. Il insiste et bouscule Cabotte qui commence à s’énerver. Il réussit à passer en la coinçant contre le parapet. Une sacoche lui retourne le rétro. Il gueule comme si on lui avait volé, ici rayé, ce qu’il avait de plus important au monde.
– Ma voiture! Ma voiture! Putain ma voiture, elle est rayée. Qui va payer ? Ma voiture !
– Pauvre con. Bien fait pour ta gueule. Il fallait réfléchir avant. Si tu oses te rebiffer, si tu oses bouger un poil du cul, si tu oses demander un constat ; je t’en colle une à te retourner la tête pour te la remettre à l’endroit. Je suis très motivé comme tu peux le voir.
Et comme tous les grands courageux de ce monde ; il est parti en aboyant la queue entre les pattes. Je lui prédis que le jour de sa mort il sera au rendez-vous sans broncher. Il aura beau appeler sa mère et crier à l’injustice ; il aura droit à la grande faucheuse. Personne ne pourra rien pour lui. Surtout pas moi.
Enfin nous voilà de l’autre côté. Cette affaire nous a bien pris, sans mentir une bonne demi-heure et beaucoup d’énergie et de sang froid.

Une surprise

Posted by on 19 h 46 min in Blog Flânerie | 0 comments

J’étais attendu à Saint-Martin-d’Ardèche près des quais, là où se trouve une enfilade de restaurants. Je devais me présenter au « ô7 café » et demander le patron. Celui-ci m’était inconnu. Je lui présente une photo comme laisser-passer que m’avait envoyée Pierre sur mon portable. Pierre, un bon ami de Banos, avait manigancé toute cette histoire. Il voulait me faire une surprise ; c’en fut une.
– C’est bien moi sur la photo. C’était chez Geneviève et Pierre, à Banos, il y a bien longtemps. J’étais très jeune. J’avais peut-être : huit, neuf ans. Je ne sais plus. Je suis le fils de Dominique.
Effectivement je connaissais bien Dominique. Je comprends mieux maintenant.

Mélanie et Camille, ce couple de restaurateurs m’a accueilli comme si j’étais de leur famille. Un de leur fils m’a laissé sa chambre. Cabotte a eu le jardin.

Elle vous envoie le bonjour. Elle a apprécié et bien digéré l’unique rosier de votre jardin. Ce dernier, étêté, n’aura pas de fleurs cette année. En revanche l’année prochaine la floraison est assurée et abondante. Il faut s’avoir attendre.

 

Le maréchal-ferrant a inspecté les sabots de Cabotte. Ils sont parfaits. Il les pare juste pour leur donner une bonne forme. Il ne les ferre pas. Ils peuvent encore tenir un bon moment. Cabotte s’est laissé faire. Il n’a pas voulu que je le paye. Pour les voyageurs de mon espèce c’est gratuit, m’a-t-il dit. Je lui ai juste offert un demi. Il avait le temps, j’étais son dernier client. De plus, il habite dans le coin.
Message pour Mélanie. Tous les maréchaux-ferrants de France ne sont pas vieux avec une barbe rousse de gaulois et ne transpirent pas à grosses gouttes lorsqu’ils travaillent. Le nôtre était jeune, musclé, compétent, fils d’une grande lignée de maréchaux-ferrants. Même Cabotte l’a trouvé sympa et très précis dans ses gestes. C’est reparti pour encore des kilomètres à travers les sentiers de France.

 

rl=”https://youtu.be/5ZP6sXyQC_I”]

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 19 h 26 min in Blog Flânerie | 0 comments

Est fou ou inconscient celui qui mord quand on lui remplit la gamelle.

Un lieu idyllique sous de magnifiques chênes-verts

Posted by on 13 h 02 min in Blog Flânerie | 0 comments

6 mai 2019 Labastide de Virac.

Nous voilà dans le camping des 1000 étoiles près des gorges de l’Ardèche. Ce camping porte bien son nom.
Magnifique endroit dans une forêt de chênes-verts. Les gorges sont à proximité et l’on peut y descendre par un sentier assez raide. En bas il y a une petite plage très intimiste.
On y trouve aussi des yourtes, des abris en toile et quelques bungalows. Un restaurant ouvre en soirée.
C’est le seul camping qui accepte des ânes car il possède un parc fermé pour eux. Les clients de Trek’âne y font très souvent halte. Il y a du foin, de l’orge et bien sûr de l’eau. L’eau se fait rare au-dessus des gorges de l’Ardèche côté rive droite.
Une belle journée de balade tranquille.

Les propriétaires de ce camping ont fait un choix de vie en venant ici. Ils ne supportaient plus la vie Lyonnaise et ses trépidations de plus en plus hystériques. Ils ont changé de lieu et de métier. Lui était travailleur social dans une MJC (Maison de la Jeunesse et de la Culture) dans un quartier populaire. Il en avait ras le bol. Il lui fallait changer d’air. Bravo pour eux. Ils sont heureux d’être là. On peut le comprendre vu la beauté et la tranquillité de ce site sauvage. Ils sont là déjà depuis plusieurs années.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 13 h 02 min in Blog Flânerie | 0 comments

En ces temps difficiles je suis un pessimiste étonnamment heureux

d’être encore vivant.

Madame “Trek’âne”

Posted by on 21 h 20 min in Blog Flânerie | 0 comments

4 et 5 mai 2019 Vallon-Pont d’Arc.

Elle s’appelle Martine mais en réalité à Vallon-Pont d’Arc on l’appelle « Trek-ânes ».

C’est un personnage connu ici. En hiver la population de Vallon-Pont d’Arc est de 2300 âmes. Ils se connaissent tous. L’été ça grouille de monde. L’Ardèche est très touristique.
Nous arrivons vers onze heures à Vallon-Pont d’Arc. Dans un café une personne m’informe qu’il y a une dame à quelques kilomètres de là qui a des ânes. Je la contacte par téléphone pour que l’on puisse se rencontrer. Elle accepte de nous accueillir chez elle. Cabotte va retrouver des congénères et s’adapte très vite. Ils ont un grand parc et l’herbe y est encore abondante en cette saison.


Martine est une professionnelle de la randonnée avec des ânes. Plus de vingt-cinq ans d’expérience dans les gorges de l’Ardèche. Elle en connait un rayon. Elle a de très bons conseils techniques et pratiques. Je prends à mon compte ses savoirs. Je suis heureux de l’avoir rencontrée.

Elle m’indique un maréchal-ferrant digne de confiance pour la révision des 800 kilomètres des sabots de Cabotte. Elle a de bons sabots mais il reste beaucoup de kilomètres à parcourir. Il y a encore des vallons et des montagnes à traverser ; des routes et des chemins à emprunter. De plus j’ai fait plus de bitume que je ne le pensais. Certains sentiers sont pierreux, pentus et dangereux. Vaut mieux prévenir que guérir.
Pendant ce séjour le mistral s’est levé. Ça décoiffe et pénètre comme le vent d’autan. Ma tente a été toute une nuit prise de convulsions. Elle se tordait de douleurs muettes dans tous les sens. Les armatures ont été tordues. Leur flexibilité a évité le pire. Elle a tenu bon. Je n’étais pas très rassuré dessous. J’avais peur que tout casse, se déchire et s’envole. Rien de cela. Rien de tel que d’avoir du bon matériel. Dans ce genre de projet il ne faut pas regarder le prix. La qualité a toujours un prix élevé.
Si vous voulez randonner avec un âne en Ardèche, Martine de “Trek’âne” saura vous conseiller et vous guider. www.trekane.com