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Blog Flânerie

Une chouette histoire

Posted by on 22 h 34 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 12 mars Maurens.À l’entrée de Gimont un automobiliste s’arrête. Il sort de sa voiture, me demande où je vais, ce que je fais, pourquoi je le fais et m’invite à passer chez lui pour la nuit. C’est aussi simple que cela. Pas la peine de chercher. Je lui fais confiance. Il me fait confiance. Et l’hébergement est assuré pour la nuit.
Il m’invite le soir à manger une raclette. On discute beaucoup de rugby. Son fils est arbitre en pro D 2 et top 14. De plus c’est l’anniversaire de sa femme. C’est une aubaine. C’est une soirée décontractée. Elle fait de très bons cookies qu’elle considère ratés. Elle les trouve trop plats, écrasés, pas dans les normes des cookies classiques. Je les ai appréciés ; Cabotte en a eu aussi et ne les a pas recrachés. Croyez-moi, elle a du goût.
Une histoire chouette de chouette pour une chouette rencontre d’un homme ayant trouvé une chouette blessée sur le bord de la route. Il la ramasse et cherche un organisme pour la sauver. Personne de disponible pour la prendre. Notre homme la récupère chez-lui, la soigne, lui donne à manger, l’encourage, lui apprend à voler, etc. C’est l’endroit idéal pour une chouette cabossée. La chouette récupère puis reste chez son sauveur. Elle le suit partout où il va, se pose sur sa tête, son bras, entre et sort de la maison, etc. Un jour la chouette s’en va. L’homme pleure sa chouette. Où est-elle ? Elle revient quelques mois après comme si de rien n’était. Elle reprend ses habitudes. Puis elle disparait une deuxième fois. Ça fait plus de deux ans qu’elle est partie. Il ne croit plus au retour de sa chouette chérie. L’homme pleure sa chouette et entre en lui le souvenir d’une chouette histoire.
Dans le village on l’appelle l’homme à la chouette. Tout le monde le connait.
C’est l’histoire singulière de l’homme qui nous a accueillis chez lui.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 22 h 29 min in Blog Flânerie | 0 comments

La pensée du jour.

Lorsque la raison déraisonne et vacille, le doute a de bonnes raisons de vous rappeler que vos certitudes sont condamnées à disparaitre un jour ou l’autre.

mon parcours prévisionnel de la semaine 3 : du 11 au 17 Mars 2019

Posted by on 22 h 02 min in Blog Flânerie | 0 comments

AUCH / MONTEGUT / MOULIN / L’ISLE-ARNE / GIMONT

GIMONT / MONFERRAN SAVÈS / L’ISLE JOURDAIN

L’ISLE JOURDAIN / PIBRAC

 

 

 

les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 21 h 36 min in Blog Flânerie | 0 comments

La pensée du jour

La parole délivre, l’écrit engage, l’action concrétise et témoigne.

Quand le temps nous échappe

Posted by on 21 h 31 min in Blog Flânerie | 0 comments

AUCH

Le 9 mars Aubiet.

Ce fut une journée longue et laborieuse. Le départ depuis Barran fut comme à l’habitude. Cabotte allait tranquille et marchait allègrement. Au bout de deux heures elle dut traverser un gué. Elle refusa en premier temps. Armé de patience j’essayais de la rassurer. Je l’encourageais vivement à traverser. Rien à faire. Les sabots semblaient plantés dans le sol. Si tu tires comme un malade tu l’enfonces encore plus. Je perdais patience. Tout d’un coup la voilà qui traverse le gué en deux magnifiques sauts. J’étais très heureux de son exploit et la félicitais. Un peu plus tard je m’aperçois que le bât avait tourné, conséquence de son saut d’obstacle. Je tombe tout le barda et le refais. Une heure trente de perdue sur mon itinéraire. Rien de grave. Nous arrivons sur Auch où un sculpteur m’ayant vu arriver, m’invite à manger chez-lui. Je ne regarde pas l’heure et nous voilà encore plus en retard. Nous repartons vers le centre ville d’Auch. Cabotte est reçue comme une star. Tous veulent la photographier. Je laisse faire. Je refais un point et m’aperçois que je ne suis pas sur la bonne route. Impossible de me repérer avec le G P S et pour cause j’avais oublié de l’activer. Encore une perte de temps. Je décide d’aller sur Aubiet chez l’amie d’enfance d’une amie. J’étais attendu.
Il était presque dix-huit heures. J’évalue très mal encore une fois la distance à parcourir. La nuit arrive et nous marchons toujours en direction d’Aubiet. Il fait maintenant nuit, le vent se lève et l’humidité nous pénètre. Nous passons devant une ferme. Deux molosses nous aboient dessus comme si nous étions des pestiférés. Cabotte prend peur (il faut dire que l’on n’y voyait pas bien. Ma frontale éclairait faiblement devant nous) et se met à courir comme une dingue droit devant elle. Elle perd la moitié de son chargement. Je ne peux pas la retenir. Je lâche la longe pour éviter des brûlures aux mains dues au frottement. Je suis fou de rage contre moi-même. Pourquoi ne me suis-je pas arrêté plus tôt ?
À la lueur de la frontale je ramasse sur la route, heureusement peu fréquentée, tout ce qui était tombé. J’appelle Cabotte désespérément. Je la devine sur le bord de la route, elle m’attendait, le bât sur le côté. Je lui prends la tête pour la calmer. Je redéfais complètement le chargement et dans la nuit noire m’obstine à tout remettre en place. Je pense avoir fait le plus dur. Nous repartons mais très rapidement le chargement devenait de plus en plus instable. Je ne pouvais plus continuer au risque de fatiguer et blesser Cabotte.
J’appelle Danièle, je lui dis vaguement où je me trouve. Je lui demande de venir chercher tous les bagages de Cabotte. Elle accepte. Je décharge en essayant de tout rassembler sur le bas-côté de la route pour éviter de perdre du matériel. Danièle arrive comme un sauveur dans la nuit profonde et froide.
Je ne veux pas savoir l’heure qu’il est. Je repars avec Cabotte (allégée de son barda) chez Danièle. Plus d’une heure de marche. Cabotte suit sans rien dire. Elle marche vite en se collant près de moi. Elle ne tire même pas sur le licol. Elle est incroyable et solidaire dans l’effort. A-t-elle compris mon désarroi ? Danièle a la gentillesse de m’attendre et d’éclairer avec sa voiture certains points stratégiques de la route pour m’éviter de chercher mon chemin. J’ai fait assez de conneries dans la journée. Une de plus pourrait m’être fatale.
Enfin, j’aperçois une lueur sur le bord de la route. Elle était vraiment attendue. C’est la lanterne qu’avait accrochée Danièle sur les branches basses d’un arbre pour que je puisse me repérer et tourner au bon endroit. Enfin la délivrance. Aussitôt arrivé je m’occupe de Cabotte. Je veux me faire pardonner. Je suis fier d’elle. Bravo Cabotte. Je peux compter sur toi.
Résultat des courses :
38 kilomètres soit plus de deux étapes en une.
Une angoisse inutile. Marcher la nuit avec un animal à ses côtés sur des routes secondaires un véritable exploit demandant vigilance et anticipation. Ça pouvait être dangereux. Seulement deux voitures croisées, heureusement.

Je mange une bonne soupe bien garnie avec de la viande indéfinissable. Je me risque à boire un verre de vin rouge. J’ai été foudroyé de la tête au pied. Je mesure alors l’état de tension et de fatigue dans laquelle je me trouvais. Je décompressais brutalement.
Danièle me propose de rester le temps que je voudrais. Je décide de me poser deux jours pour revoir mes attaches sur le bât, m’organiser au mieux, programmer mes itinéraires, analyser mes conneries, m’occuper de Cabotte et terminer quelques uns de mes écrits. J’essaie de ne pas prendre du retard. Je m’oblige une certaine rigueur et régularité.

Cette halte m’a remis en place les neurones. J’ai bien mangé. J’ai bien dormi. Et j’ai bien bavardé avec Danièle. La maison a de bonnes vibrations. Un endroit magnifique pour se ressourcer. Je suis en pleine forme.

les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 22 h 06 min in Blog Flânerie | 0 comments

Pensée du jour
Pourquoi vouloir obstinément retenir sur terre une vie qui ne tient que par un fil ?

bon pied bon coq!

Posted by on 22 h 04 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 8 mars Barran
Cabotte et moi nous nous sommes retrouvés chez un maraîcher bio. Dans le terrain où nous étions pour la nuit il y avait un coq macho trônant au beau milieu de ses gallinacées. Celles-ci remuaient du popotin avec un brin de fierté. Un harem tout en harmonie. Sans le faire exprès j’ai traversé au beau milieu des poules ce qui n’était pas du goût de notre coq. Celui-ci m’a agressé par derrière et en deux coups de bec acéré m’a estampillé le mollet de deux petits trous. Juste pour me rappeler son rôle de protecteur. On ne chasse pas sur son territoire. Pauvre coq, non seulement il est odieux, mais en plus il manque de discernement. C’est un traître de la pire espèce. Les pauvres filles ! Avec un coq comme lui elles courent au désastre.
J’ai dormi dans un mobil-home en pleine réfection. Endroit suffisamment confortable pour passer une bonne nuit.

les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 21 h 48 min in Blog Flânerie | 0 comments

La pensée du Jour.
Il est des rires creux sonnant faux comme des peaux de tambours tirées à quatre épingles

Les rencontres génèrent l’inspiration

Posted by on 21 h 42 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 7 mars l’Isle de noé.
J’ai rencontré un commercial en cidre venant de Normandie. Il sillonnait la France avec sa fourgonnette pour livrer ses propres clients. Ils lui étaient fidèles depuis de nombreuses années. Il était certainement à la retraite mais déprimait s’il n’avait rien à faire. Il lui fallait travailler. Il avait besoin de se sentir encore utile. Il m’a raconté sa vie et ses diverses péripéties. Personne diserte, curieuse du monde et des êtres qu’il rencontrait. Il s’enrichissait ainsi des histoires des autres. La vente n’était qu’un prétexte. Un personnage complexe de roman.

Chaque abri réserve des surprises

Posted by on 21 h 40 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 6 mars Montesquiou
Journée classique maintenant. Hébergement près du stade de rugby. Je me suis abrité dans les vestiaires vétustes pour ne pas dire désaffectées. Un abri de fortune très efficace malgré les courants d’air et les portes claquantes sous une bourrasque de pluie et de vent.
Cabotte, quant à elle, rien ne semblait la perturber. Sacrée Cabotte va. Courage et obstination sous la pluie.