Navigation Menu+

Blog Flânerie

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 15 h 25 min in Blog Flânerie | 0 comments

Celui qui avance en reculant ne peut prédire sa destinée qu’avec anxiété

Quand le mauvais temps s’en mêle.

Posted by on 15 h 23 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 5 et 6 Avril 2019 Repos au gîte de Salvetat-sur-Agout.

Je passe le premier jour à sécher les affaires. Le midi je me prépare un bon repas avec des légumes, du travers de porc aux olives noires et deux bonnes rasades de vin rouge. J’en profite pour laver mes affaires. Une chance, il y a une machine à laver. C’est le luxe. Le temps est mitigé. J’en profite pour me balader dans cette belle commune. Les autochtones sont sympas.
Une autre personne est arrivée. J’ai partagé le reste de mon repas avec lui et nous avons fini la bouteille de vin. Un extra qui nous a mis en joie et appétit.
Il était fatigué et le moral en berne. Il semblait être à deux doigts de s’arrêter. Je l’encourage à continuer. Il avait du mal à marcher seul. Marcher ainsi est un apprentissage comme un autre. Il faut accepter la solitude. Il reprend un peu le moral. Le vin aidant bien sûr. De plus arrêter est toujours vécu comme un échec. Il ne faut pas être maso, mais il est primordial de repousser certaines limites physiques et mentales. C’est toujours valorisant d’aller jusqu’au bout de son projet. C’est une bonne raison de continuer à marcher. J’espère qu’il réalisera son chemin de Compostelle. Physiquement il en est largement capable.
Quant à Cabotte, elle a un immense parc pour elle toute seule.

Le lendemain, la météo prévoit un sale temps avec des orages sporadiques. Etant en avance sur mon parcours, je prends une journée supplémentaire de repos. J’ai bien fait. Une sale journée de pluie et de crachin. Tout ce que je déteste.
Le propriétaire arrive. Les sujets de conversations ne manquent pas. Il avait été pompier volontaire, éducateur spécialisé et rugbyman. Trois domaines que je connaissais bien. Puisque j’ai été pompier professionnel, éducateur et fan de rugby à quinze. Nous étions intarissables sur ces sujets là. En ce qui concerne le rugby nous étions unanimes : c’est un sport de guerriers pour des hommes sur-vitaminés pour ne pas dire autre chose, les brutes n’ont plus leur place sur un terrain, il faut un minimum de cervelle pour assimiler les règles et les combinaisons tactiques, l’équipe de France est en déroute et le président de la FFR, dont je ne citerai pas le nom, est un drôle de loustic opportuniste et grande gueule. Un peu moins ces derniers temps. La coupe du monde arrive en France et nos amis Italiens pourraient nous battre. Ce qui ne serait pas très glorieux pour nous. Quant aux Anglais, nos pires ennemis, malgré leurs talents rugbystiques incontestables, nous ne les aimons pas… Ce n’est pas très objectif mais c’est comme ça.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 14 h 33 min in Blog Flânerie | 0 comments

Que la maladresse soit honorée par tous ceux qui la refusent.

Voyage à deux vers un horizon vosgien

Posted by on 13 h 54 min in Blog Flânerie | 0 comments

Publié le 13/04/2019 à 04:08 dans LADEPECHE.fr Castres.
(voir l’article ici)

«Cabotte» et Jean-François, partis pour 3 000 kilomètres de chemin commun.
Les rencontres. La lecture. Les bouquins. Voilà le hit-parade de Jean-François Pascal, en voyage vers le ballon d’Alsace en compagnie de son ânesse. Avec les rencontres loin devant. Et ça marche plutôt bien : «Je suis surpris de l’accueil des gens, les discussions, les invitations… Et quelle que soit la classe sociale.» Le randonneur poursuit : «Ils se livrent sans retenue. Et avec de nobles attitudes, certains me racontent tout ce qu’ils ont sur le cœur : ça fait du bien.»
Mais le résident de Banos (près du Saint-Sever des Landes), homme aux 36 métiers dont éducateur, n’est pas qu’un littéraire. À 61 ans, voilà quatre ans qu’il pense puis prépare son périple de 2 940 kilomètres.
Pour l’heure, sa feuille de route est d’une précision chirurgicale : arrivée à Villelongue, près du lac du Laouzas, le dimanche 7 avril. Les froides rincées des deux jours précédents ont correspondu au repos hebdomadaire dans un gîte de la Salvetat-sur-Agout.
Une solide préparation
L’homme était prêt, après avoir baroudé dans les Alpes. Et «Cabotte» son binôme, avec lequel il est parti le jour où l’on fête aussi les Modestine, le dimanche 24 février. Jean-François précise : «Nous avions fait un essai dans les Pyrénées. Je l’ai acquise au printemps… enfin l’an dernier, en 2018. Auprès de passionnés qui ont permis de sauver cette race des Pyrénées.» Forte corpulence (1,30 m au garrot) pour cette ânesse qui, dans la force de ses 7 ans, est capable de porter jusqu’à un tiers de son poids.
Voilà l’équipage qui a traversé dans toute sa longueur Toulouse la métropole. Comme ici, d’une placide allure proche de 4 km/h : «Cabotte aime ses habitudes, être en sécurité. Face à une situation inconnue, il faut être patient : comme ce matin pour franchir à gué un ruisseau.»
Par le chemin jacquaire d’Arles, le tandem se dirige vers les Cévennes, à raison d’étapes voisines de 20 kilomètres. Un mode de vie déconnecté de l’actualité que Jean-François travaille à partager – quand il n’a pas les doigts engourdis par le froid – sur son ordinateur autonome («ecrivain100lecteurs», blog flâneries) : «Je fais parler Cabotte…». De quoi susciter des vocations ou, à minima, faire rêver.

Un bon repos salvateur.

Posted by on 20 h 40 min in Blog Flânerie | 0 comments

La journée fut surprenante et difficile.
La neige tombée la veille avait raidie les branches des arbres. Le décor était sauvage et d’un blanc- gris délayé. Le froid piquait mais nous allions heureux d’être là parmi la forêt d’épicéa, de douglas, de chênes et de hêtres. La solitude prenait ici toute sa dimension solennelle.
Tout allait bien lorsque nous rencontrâmes quelques soucis. Surtout Cabotte. Après une descente très raide bien négociée par Cabotte, nous nous retrouvâmes devant un gué très encombré de branchage et de cailloux. Cabotte se raidit et renonça à avancer plus loin. Impossible d’avancer. Comment faire ? J’avais beau chercher un endroit plus adapté, mais rien de possible sans être trop dangereux pour Cabotte. Elle ne voulait plus bougée. J’ai essayé tous les subterfuges : de la gentillesse contrôlée à la fermeté. Rien à faire. La connaissant ça allait être du sport, le passage de ce gué inopportun et peu engageant. Revenir en arrière nous aurait épuisés et découragés. Il fallait donc passer à tout prix. Je pris mon courage à deux mains.

Version de Cabotte.
J’abordais un sentier vertigineux. Je descendais avec précaution et adresse. En plus ça glissait par endroit. De la haute voltige. Mais arrivée en bas, la stupeur ! Un gué avec de l’eau bouillonnante et moqueuse. Elle m’agressait. Je me verrouille. J’ai peur. Je déteste poser un sabot dans des endroits hostiles pour moi. Il me faut sentir le sol. Mon maître me montra par où passer en sautant dans l’eau. Il enleva les branches et les quelques cailloux pouvant me gêner. Mair rien à faire. Cette fois je ne craquerai pas. Il peut tirer la longe à m’arracher la tête. Je ne bougerai pas. Il peut faire ce qu’il veut. Je m’enracinerai pour tenir bon. Ses incitations à vouloir passer seront vaines.
L’affaire devenait de plus en plus tendue. Mon maître s’impatientait de plus en plus. Il gesticulait comme un fou. Je fis juste un pas, un petit pas, et le voilà qu’il enroule sa longe autour d’un arbre. Il me tenait ferme. Je pressentais que ce pas, ce pas de trop, me couterait cher. Il passe derrière moi. Le voilà qui me frappe le postérieur sans ménagement. C’était la première fois que je le voyais ainsi. Il était remonté et motivé. C’en était effrayant. Je fis plusieurs bons et restais plantée au milieu du gué. Il détacha la corde passa devant moi, tira légèrement la longe. Je le suivais honteuse d’avoir eu si peur. Il n’a jamais peur lui. Il faut qu’il comprenne. On m’éduque moi. Je ne suis pas uniquement son porteur. Je suis une ânesse des Pyrénées. J’ai un caractère bien trempé.
Il ne me donna pas de gourmandises. Ce n’est pas bien d’avoir oublié. Parole d’ânesse ; je m’en souviendrai…

Enfin de l’autre côté. Soulagés, nous reprenons les sentiers. Nous avions hâte d’arrivée. La pluie était toujours menaçante. La météo prévoyait de la pluie sur plusieurs jours.
J’ai trouvé un gite. Cabotte avait de la bonne pâture. Je me suis installé. Le grand luxe. Les propriétaires n’étant pas là, des amis à eux m’ont indiqué où se trouvait les clés. C’est une grande preuve de confiance. Les gens dans bien des cas font confiance. Depuis le départ.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 20 h 26 min in Blog Flânerie | 0 comments

Ma vulgarité considérée comme intolérable ne vaudra jamais la pire de vos bassesses.

La bergerie.

Posted by on 19 h 45 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 3 avril 2019

À cinq ou six kilomètres d’Anglès.

Nous sommes donc partis sous la pluie. La tente était trempée. Il me fallait trouver un abri en dur pour la nuit. Je recherche un hébergement sur Anglès. Impossible de trouver un emplacement pour Cabotte.
Je poursuis mon chemin. Une personne m’avait indiqué un abri confortable construit par des chasseurs à quelques kilomètres d’Anglès. Il se met à neiger, une neige fondue assez dense. Mais aucun abri en vue. Déjà plus deux heures que nous marchons en silence dans la tourmente. Il fait de plus en plus froid. Nous sommes entre 700 et 800 mètres d’altitude.


Je me dis que je n’ai pas repéré l’abri. Je commence à douter. J’aperçois un grand hangar avec une voiture devant. Il y a quelqu’un. Enfin !
À notre approche un homme en sort. Il est très étonné de nous voir là. Je lui explique la situation. Il nous offre la bergerie pour la nuit. Là au moins vous aurez chaud, nous dit-il en souriant. Le hangar à foin est assez grand pour vous deux. Effectivement il faisait bon. Le propriétaire donnait du foin à ses brebis. Il y en avait environ deux cents. Un bel élevage dont il était fier. Il produisait du lait pour le fromage Certaines brebis avaient mis bas et quelques agneaux étaient à part pour le sevrage dans un grand espace jouxtant celui des mères.
C’était une cacophonie innommable. Les mères appelaient les petits et inversement. Les sons se croisaient, se décroisaient, s’arrêtaient brutalement puis reprenaient de plus belle. Il y avait là pêle-mêle, du basson désespéré, du saxo déglingué et énervé, du trombone esseulé ; des bruits de fonds incohérents et des dérapages sonores en désordre. Un vrai concert de pattes cassées et de cœurs brisés.
Cabotte excédée se mit à braire avec une telle puissance et longueur d’âme que le silence se fit entendre. Un court moment. Juste le temps de la surprise. Hélas ! Le tintamarre reprit de plus belle.
Puis vint la nuit. Assez rapidement d’ailleurs. Les brebis repues et les agneaux fatigués se sont apaisés. Comme par soumission au temps.
Cabotte s’adressa à moi.
– Pourquoi tout ce bruit ? Elles sont dingues ces brebis.
– Chaque fois que l’éleveur ou le berger vient leur donner à manger, c’est bien souvent la fête. Elles l’attendent avec impatience. Elles ont faim et connaissent l’heure des repas. Elles se battent parfois pour un brin de foin. De plus les agneaux sont isolés de leur mère. Ils pleurent leur mère. C’est bien normal d’appeler celle qui vous a donné son lait. C’est comme cela chaque année chez les ovins.
Cabotte suspendue par une longue réflexion reprit notre conversation.
– Moi je n’ai pas eu de mère. Je m’en souviendrais.
– Bien sûr que tu as eu une mère. Comme tous les mammifères que nous sommes. Sans mère point de vie animale sur terre. C’est comme cela la vie d’ici-bas.
– Je ne m’en souviens pas. Vraiment pas.
– Tu as dû quitter ta mère très tôt. C’est pour cela que tu ne t’en souviens pas.
– Elle m’a abandonnée, alors ?
– Rares sont les mères qui abandonnent leurs progénitures. Si elles le font c’est qu’elles y sont obligées d’une façon ou d’une autre. L’abandon est une chose compliquée chez ceux qui le subissent. Il est préférable de l’oublier pour vivre sa propre vie.
– J’aurais tant voulu connaître ma mère.
– Je te comprends. Ton maître est là, il guide tes pas sur le chemin de la vie.
– C’est bien d’avoir un maître comme toi. Mais j’aurais aimé connaître ma mère.
Ainsi se termina notre conversation comme elle avait commencé d’une façon spontanée et naturelle.

Je me suis construit un lit avec des bottes de foin. Un vrai confort. Cabotte était à quelques encablures et je veillais sur elle. Elle aussi veillait sur moi. De temps en temps elle levait la tête vers moi pour constater ma présence. Je l’entendais bouger et manger avec appétit le bon foin et l’avoine que lui avait donné le propriétaire. Une nuit bénéfique.

Le lendemain le fils du propriétaire m’a apporté du café, des yaourts, des gâteaux maison. Une belle attention pour un début de journée particulièrement froid. Moins un degré ; de la neige gelée couvrait les champs alentours.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 19 h 22 min in Blog Flânerie | 0 comments

Forcer le destin par un pet radical c’est à coup sûr se chier dessus.

Après Jean Ferrat voici Tino Rossi !

Posted by on 19 h 15 min in Blog Flânerie | 0 comments

2 avril Le Rialet.

Après Jean Ferrat voici Tino Rossi !

Nous sommes partis tôt le matin. La météo annonçait de la pluie dans l’après-midi. Je décidais que nous avancerions le plus possible, jusqu’à atteindre un lieu pour nous arrêter. Au bout de quatre heures de marche je commence à chercher un endroit pour la nuit. La pluie est toute proche. Je le sens dans l’humidité de l’air. Une chape lourde de nuages nous menace au-dessus de nos têtes. Je quitte le G R pour m’orienter vers Le Rialet. Je me dirige vers la mairie. Un employé du village nous accueille avec chaleur et me présente à la secrétaire de mairie. Celle-ci embarrassée n’a guère d’idée pour me trouver un endroit.
– Attendez, le maire est en réunion. Je vais lui demander s’il a une idée.
Effectivement la réunion se termine, elle lui expose ma demande. Ils se concertent entre conseillers municipaux et très rapidement me trouvent une solution.
– Nous avons un terrain pour votre ânesse et vous pourrez y poser votre tente. C’est près de l’Auberge du Rialet. De plus mardi l’auberge est ouverte aux gens du village. Ce soir il y aura une soupe.
Je leur propose d’animer la soirée par une lecture de mes propres textes.
– Super ! Ça nous changera des traditionnels jeux de cartes. Ce n’est pas très courant. À ce soir. On vous offrira le repas.
J’installe la tente juste à temps. La pluie commence à tomber et se densifie. Enfin ce soir je serai au sec à l’intérieur de la tente. J’attends le gérant restaurateur de l’auberge. Exceptionnellement il n’est pas ouvert ce midi. Le voilà en début d’après midi. Je lui demande s’il peut me préparer quelque chose de rapide et pas trop compliqué. J’ai droit à une assiette de charcuterie bien garnie, de la salade, du fromage puis un quart de vin rouge.


Il doit s’absenter en milieu d’après-midi. Je peux rester à l’intérieur bien au chaud. Me voilà provisoirement gardien de l’auberge. Je devais simplement surveiller le feu de cheminée et éteindre la soupe à dix-sept heures.
À son retour je l’aide à mettre les tables et poser le couvert pour la soirée.
Après une bonne soupe bien épaisse, des crêpes au sucre, un flanc consistant, le tout arrosé d’un peu de vin et de gnôle du pays ; je dois enfin réaliser ma lecture ! Dur, dur ; les conditions ne sont pas idéales et mes textes ne s’y prêtent guère dans ce contexte. J’ai promis. Je fais. Je m’expose. J’exécute avec plus ou moins de réussite. J’évite les textes compliqués demandant un minimum de concentration pour l’auditoire. Il y avait une quinzaine de personnes. Je tiens près d’une demi-heure bien tassée. Ensuite nous passons aux questions diverses. Une délivrance. Plus d’une heure. Une bonne soirée. Sauf pour celui qui s’est endormi en pleine lecture. Il paraît que c’est très fréquent… chez-lui. Ce n’est pas très rassurant pour moi. Vu les conditions, je peux comprendre. La digestion prend quatre-vingt pour cent de notre énergie et de notre lucidité.
Je passe une bonne nuit sous la tente. Il a plu toute la nuit. Pourtant pas une goutte d’eau sous la tente. Le tapis de sol est sec à l’intérieur mais froid, voire glacial. L’eau n’est pas remontée. Une chance.
J’attends une accalmie avant de défaire la tente. Celle-ci tarde, je démonte la tente sous la pluie et l’enfouis en boule dans le sac. Elle est trempée et nécessite un bon essorage. Espérant une éclaircie je discute avec le restaurateur.
C’est un homme à l’humour caustique et enjoué. Il travaille seul. Fait tout de A à Z, de la cuisine au service. Mais ce matin-là, il me révèle une autre facette de son personnage. Je le vois prendre un micro puis se mettre à chanter sur une bande son. C’était de l’opérette à la Tino Rossi ; une voix puissante, bien posée, maîtrisée, surprenante en ces lieux, par un temps pluvieux et de si bon matin. Un cadeau anachronique de bon augure.
J’apprends ainsi que très souvent il chante pour ses clients. Il est connu dans la région pour ses animations en plus de la restauration. C’est un amateur éclairé et talentueux. Un fan d’opérette. Je n’en suis pas un, mais j’avoue que j’ai été impressionné par sa courte mais convaincante prestation. Une belle et drôle rencontre.

( https://www.tourisme-tarn.com/restauration/lauberge-du-rialet#)

 

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 18 h 50 min in Blog Flânerie | 0 comments

Là où il y a du plaisir, il n’y a pas d’érosion, juste du bon temps à prendre.