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Blog Flânerie

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 19 h 52 min in Blog Flânerie | 0 comments

À force de se pencher sur lui-même, Narcisse a chuté dans les abysses insondables et inextricables de son existence.

La vie est pleine de surprises.

Posted by on 7 h 32 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 20 avril 2019 un petit hameau : le Soulagets avant le cirque de Navacelles.

Je décide de m’arrêter le plus tôt possible pour me préparer le lendemain à descendre dans le cirque de Navacelles. Je n’avais pas d’eau pour Cabotte. Je devais donc en premier temps chercher de l’eau avant d’envisager un arrêt pour la nuit.
Arrivée au hameau (juste quelques maisons éparses) je demande de l’eau à une personne et j’en profite pour m’informer où je pourrais m’installer. Il me montre du doigt un petit plateau en dessous de chez lui suffisamment grand pour Cabotte et moi. Il y a un peu d’herbe. Idéal pour ce soir. Il ne faut pas faire le difficile ou le délicat. Tu prends ce que l’on te propose. C’est déjà très bien.
Un peu plus tard il m’apporte un seau avec un mélange de céréales concassées pour Cabotte. Il avait un élevage de chevaux très renommé.
Je profite de ce moment tranquille pour essayer de mettre à jour mes écrits. J’ai beaucoup de retard. L’inspiration et la motivation ne viennent pas même en me forçant. En général je démarre lentement. Mais là rien à faire. Le néant. Je laisse tomber. Inutile de continuer. Je verrai plus tard.
Je décide de m’occuper de Cabotte. Je la mouille et la trempe à coups de seaux d’eau. Elle regimbe de mécontentement. Elle se contrôle pour ne pas me botter le cul. Je la shampouine avec un produit que le véto m’avait préconisé pour la soulager et nettoyer les blessures des tiques. Ensuite je lui masse l’encolure, le poitrail et entre les antérieurs. Enfin tous les endroits atteints par ces fameuses tiques. Elle ne bouge plus. Elle apprécie. Elle est aux anges et en redemande.
Je la rince abondamment toujours à grandes eaux. Elle n’aime pas et se crispe. L’eau est froide. Je me rattrape en la frictionnant avec une serviette.
La journée se passe ainsi à cajoler ma Cabotte.
Alors que j’allais me préparer à manger j’ai vu arriver un jeune homme. Il m’apportait un rizotto aux pointes d’asperge et champignons noirs accompagnés de morceaux de poulets au curry. Comme dessert une orange. Le rizotto le plus apprécié de ma vie. Le meilleur aussi.
Il est des moments ainsi où le ciel vous apporte sa bénédiction de surprises. De bonnes surprises en l’occurrence.
Cabotte et moi avons été gâtés.

Une petite visite impromptue, comme quoi ma tente s’avère très confortable!

 

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 7 h 32 min in Blog Flânerie | 0 comments

J’aime bien les pessimistes gais ! Ils ont à chaque instant une raison de vivre heureux.

Que demande le peuple ?

Posted by on 13 h 19 min in Blog Flânerie | 0 comments

le 19 avril 2019, Saint Pierre de la Fage.

Nous étions en montée en train de marcher en ramant sur une route assez fréquentée quand une voiture nous dépasse et s’arrête à notre niveau. Le conducteur me demande de le rejoindre un peu plus loin dans un endroit sécurisé sur le bas-côté de la chaussée. Je me demandais ce qu’il nous voulait. De plus il semblait pressé.
En quelques mots je lui explique ma démarche. Il est ravi ; et le voilà qui m’explique qu’il est organisateur du festival du Roc Castel au Caylar dans le Larzac. Festival faisant l’éloge du voyage lent. Cabotte et moi nous tombions bien. La lenteur étant notre lot quotidien depuis déjà presque deux mois.
Cet homme certainement à la retraite était déconcertant de vitalité et de prise instantanée d’initiative et de décision. Il m’invitait au festival pour participer et témoigner de notre aventure avec Cabotte. Je correspondais intuitivement à leurs critères. Il n’avait pas besoin d’en savoir plus. C’était la première fois de ma vie que j’obtenais aussi facilement une participation à quelque chose sans avoir à le demander. Cette rencontre spontanée mais heureuse a de quoi surprendre.
Ce qui est encore plus marrant c’est que j’avais rencontré son fils à Lodève par le biais d’une élue responsable entre autres de la vie culturelle de cette ville. Il tient une librairie. Il devait en parler à son père pour qu’il essaye de me contacter justement pour le festival. Drôle de coïncidence.
Il me trouve en quelques coups de fil un hébergement chez une personne, elle aussi organisatrice du festival. Les réseaux fonctionnent à plein tuyaux.
Celle-ci m’appelle et me dit qu’elle ne sera pas chez-elle ce soir. Arrivée au village elle m’indique toujours par téléphone où se trouve le champ. Nous nous installons rapidement. Un homme est venu me voir. Il n’était pas très heureux de nous voir là. Je le sentais. Il avait l’air méfiant mais en quelques mots je l’ai rassuré ou du moins je l’ai cru. Il ne s’est pas opposé à ce que nous restions dans le pré. Je lui ai confirmé que nous repartirions le lendemain. Ça l’a réellement soulagé. La aussi je le sentais. Il m’a même indiqué où se trouvait la fontaine d’eau potable dans le village. C’était le maire du village. Je l’ai appris plus tard.
Le lendemain je vais chez elle pour la remercier. Je lui explique mes déconvenues sur les sentiers empruntés où je dois régulièrement revenir sur mes pas. Elle m’organise en peu de temps l’itinéraire pour arriver au cirque de Navacelles sans que j’aie à me soucier des passages possibles ou pas avec Cabotte. Elle connaît très bien les causses du sud du Larzac. Elle est une cavalière expérimentée et s’y ballade très souvent. Elle m’a tracé mon nouvel itinéraire que j’ai pris en photo sur mon portable. Nous devrions bien nous en sortir, les doigts dans le nez pour moi, et, les sabots dans les naseaux pour Cabotte.
Trotte, trotte ma douce Cabotte. Trotte. Cli que cla que, cli que cla que à l’infini. Sans souci de savoir où poser ton pied. Vive ma Cabotte. Cli que cla que à l’infini.
Merci pour tous ces conseils judicieux et à bientôt en 2020 pour le festival du Roc Castel. J’aurai certainement de la matière à livrer à celui qui viendra m’écouter.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 13 h 18 min in Blog Flânerie | 0 comments

Il est préférable d’avoir un os à rogner pour éviter de penser que l’on a toujours faim à vouloir autre chose.

Une rencontre avec des adolescents.

Posted by on 19 h 39 min in Blog Flânerie | 0 comments

 

 

 

 

Les 17 et 18.04.2019 Lodève.

 


Nous arrivons vers quatorze heures à Lodève.
J’ai rendez-vous avec la directrice de la MJC. Accueil sympa et attroupement de quelques jeunes ados autour de Cabotte. Toujours des éloges pour elle et jamais pour moi. À croire que je n’existe pas…
La directrice réunit quelques jeunes volontaires dans une salle pour que je vienne parler de mon projet. Les questions fusent de toutes parts. Des plus classiques au plus surprenantes et dans le désordre total. J’essaie de répondre de mon mieux.
– Quel âge a-t-elle ? Pourquoi une ânesse ? Pourquoi noire ? Elle est grande ? Combien elle porte ? C’est lourd ? Depuis combien de temps êtes-vous partis ? D’où ? C’est où les Landes ? Combien de kilomètres par jour? C’est pas rapide comme voyage ? Vous n’avez pas peur de la solitude ? Vous ne vous ennuyez pas ? Etes-vous marié ? Elle est d’accord votre femme ? C’est long neuf mois ? Vous écrivez ? Quoi ? C’est important d’écrire ? À quoi ça sert d’écrire ? Ce sont vos mémoires ? Comment faites-vous quand il pleut ? Vous n’avait pas froid ? Moi je ne pourrais pas dormir dehors. Vous utilisez les réseaux sociaux ? Vous mangez comment ? Quelles sont les personnes que vous rencontrez ? Elle a peur des chiens ? Etc.
Certains jeunes sont plus ou moins intéressés par mes propos. Mais la question qui tue tant elle est inattendue et tombe de nulle part comme un cheveu dans la soupe :
– Ça rapporte quoi de voyager (ici question orientée en terme d’argent sonnant) avec un âne ?
Comme si chaque chose ou acte devait rapporter quelque chose. Comme si la gratuité et l’inutilité étaient étranges dans un monde où tout se calcule, se négocie et se monnaye. Où les échanges naturels paraissent douteux et d’une valeur immatérielle. Les ados n’ont pas froid aux yeux. Ils sont sans limites. Ils ont cette honnêteté provocante et saine de vous le faire savoir sans ménagement et sans passer par la case réflexion. C’est lâché ainsi à la volée. Débrouille-toi avec ta conscience et ton bon sens. À toi de répondre si tu en as une quelconque idée.
Bel exercice pour moi. J’espère que mon témoignage leur aura montré autre chose, très éloignée de leurs préoccupations quotidiennes. Aux yeux de certains, j’ai dû passer pour un extraterrestre. J’ose et revendique le droit à la différence et non à celui de l’indifférence.

Je prends un rendez-vous le lendemain chez le véto pour qu’il me confirme que la dermite est bien en bonne voie de guérison. Mais aussi pour trouver un traitement efficace contre les tiques. Celles-ci provoquent des blessures imposantes et difficiles à traiter. C’est une année à tiques. L’hiver inexistant n’a pas pu enrayer par le froid leur prolifération. Elle reçoit une piqûre pour la calmer des démangeaisons de plus en plus tenaces. Malgré tous ces désagréments Cabotte est en forme. J’avais besoin d’être rassuré. Je le suis maintenant. Je repartirai léger avec ce souci en moins.

Je m’installe dans la salle communale et disperse mon matériel un peu partout. Plus il y a de surface disponible plus tu en mets partout. C’est évidemment mon cas. Lorsque je reviens du véto quelle ne fut pas ma surprise de voir deux personnes travailler sur un projet culturel. Je suis confus de tout ce bordel. La mairie ne m’ayant pas prévenu. Une erreur de leur part très vite réparée. Je range mes affaires au plus vite et disparais de toute la journée, les laissant seuls pour éviter de les déranger. J’étais désolé de cette déconvenue.

J’en profite pour aller laver et sécher mon linge. Je m’offre un plat unique et copieux de lentille saucisse et un ballon de vin rouge. Un vrai régal de simplicité. J’adore les lentilles.
Lorsque je rentre ils sont toujours sur place. Je prends un café avec eux. J’apprends qu’ils travaillent sur l’écriture d’une pièce de théâtre d’horreur. Je trouve que le sujet est osé et pas facile à traiter. Enfin pour moi. Eux savaient visiblement où ils allaient. Ils connaissaient bien le thème et le fil conducteur de ce type de pièce : la peur, la surprise, le morbide, le suspens, le tragique, l’humour et la dérision. Une horreur en quelque sorte.
Avant de partir le lendemain matin je leur ai préparé un café. Je ne les ai pas attendus comme promis. Cabotte avait des impatiences dans les jambes. Une fois équipée de son barda il faut partir. C’est tout le temps comme ça avec elle. Elle ne se fait jamais prier pour s’en aller comme si elle voulait terminer au plus tôt. Déjà, avant de commencer. Bonne mentalité Cabotte. Continue comme ça et reste sur ta lancée.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 19 h 38 min in Blog Flânerie | 0 comments

Je ne puis me contenter de vivre dans l’ombre, j’ai besoin de m’exprimer en m’exposant à la lumière.

Un camping pour motard uniquement.

Posted by on 18 h 58 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 16 avril 2019 Lunas.

Nous voilà arrivés à Lunas. Il pleut à fond les grelots. Je fais quelques courses et m’informe des possibilités d’un herbage pour Cabotte et d’un lieu abrité pour moi, la tente étant trempée de la nuit dernière donc impossible à monter. Rien pour Cabotte. Pas un brin d’herbe au village. De plus le centre équestre est fermé. Aucune chance potentielle. J’en suis persuadé.
Désabusé, pratiquement une heure que nous tournons en rond avec Cabotte, j’interpelle un pêcheur. Je lui expose mon problème. Il me dit qu’il y a à huit cents mètres après le village un camping uniquement pour les motos.
– En cette période ils pourraient recevoir quelqu’un. Ils sont sympas et je suis sûr qu’ils n’hésiteront pas à vous accueillir.
Et nous voilà partis pleins d’espoir. Les huit cents mètres me semblent longs. D’après mes calculs nous en sommes à deux kilomètres. J’aperçois une dame qui nous confirme que le camping est devant nous. Nous ne l’avons pas loupé. Une chance. Il existe bien.
En contre bas je l’aperçois enfin. À l’entrée il est marqué : « camping, rendez-vous moto ». 100% motard.
J’entre dans le camping. Un monsieur vient à ma rencontre.
– Est-ce que vous pouvez m’héberger pour une nuit ? À Lunas ce n’est pas possible pour l’ânesse.
– Vous savez, c’est uniquement pour les motards. En plus le camping n’est pas encore ouvert. Mais je vais demander à la patronne.
Celle-ci arrive et confirme que c’est uniquement pour les motards. Cabotte fait du charme et moi je suis dépité. Il devrait y avoir une solution. Nous ne sommes pas des pestiférés, nous sommes seulement mouillés et mal barrés en ce temps à ne pas mettre un chien dehors.
Elle accepte et me demande si le canapé face au bar me conviendrait.
Sûr qu’il me convient ! Il est dans un recoin ouvert vers l’extérieur mais à l’abri du vent et de la pluie. Cabotte quant à elle, sera derrière dans un espace de verdure suffisant. En fin d’après-midi le soleil comme par enchantement nous nargue.
Le soir venu je suis invité à prendre l’apéro. La personne qui m’a reçu met un fond de musique. De la bonne. Il est DJ quand le camping est ouvert. D’ailleurs, celui-ci ouvre dans quelques jours pour la saison. Je sors mon saucisson. Me voilà avec deux pastis bien servis dans le cornet. Je résiste bien malgré la fatigue.
Je suis invité à manger avec eux et leur ami suédois (D J) qui vient chaque année travailler avec eux. Un motard lui aussi.
Christine et Didier savent recevoir. Ils aiment recevoir. Christine dit faire une cuisine classique pour les motards. Elle est autodidacte en ce domaine (hors saison elle est infirmière) mais ses recettes sont méthodiquement préparées. Elle sait satisfaire ses clients. Elle les connaît bien. Certains viennent depuis plusieurs années. Elle ne cuisine que le soir à une heure précise après avoir fait l’appel.
Le fait de n’accueillir que des motards est un choix. Eux-mêmes sont motards. Il existe en France cinq campings de ce type.
Les motards sont des personnes de toutes les classes sociales. Une fois équipés de leur combinaison ils forment une sorte de famille avec des codes bien précis et compris par tous. Il y a une uniformité et une reconnaissance entre eux. Ce sont des motards dans toute leur splendeur.

Didier me confirme que c’est une clientèle facile. En journée ils roulent en solitaire ou en groupe et le soir ils se retrouvent au bord de la piscine puis autour d’une bonne table. Ils font aussi de belles fêtes le soir. C’est un lieu convivial et de retrouvailles heureuses.
Et que se racontent les motards lorsqu’ils se rencontrent ? Des histoires de motards. C’est évident.
Bonne route à vous tous.

Les humeurs vagabondes de Cabotte d’Aureilhan

Posted by on 18 h 55 min in Blog Flânerie | 0 comments

Un comédien joue mieux sa vie sur scène qu’il ne la vit en réalité au quotidien.

Quand les muets se mettent à parler.

Posted by on 15 h 59 min in Blog Flânerie | 0 comments

Le 15 avril 2019 dans un lieu improbable.

La journée est calme mais le ciel s’obscurcit en début d’après-midi. Très rapidement, la tente étant sèche, je cherche un endroit pour nous arrêter. Je demande à un monsieur qui bricolait dans son jardin s’il avait un bout de terrain pour nous. Il me montre du doigt un endroit près de la rivière et se remet au travail tout naturellement.
– Tu crois que c’est le bon endroit pour la nuit, me dit Cabotte pas très rassurée.
– Nous n’avons pas le choix. Il va pleuvoir dans peu de temps. Je veux être au sec cette nuit. Sinon je vais choper la crève.
– Et moi, tu ne me demandes pas si je vais avoir froid cette nuit.
– Ma petite Cabotte, tu as la peau épaisse d’un éléphant et le poil long d’hiver sur le dos. Tu dors debout et tu n’as pas peur de la nuit.
– C’était juste une question. Je voulais seulement savoir si tu te souciais de moi. L’herbe est haute et grasse, ça me convient.

Il a plu toute la nuit. Le réveil va être rude. Je suis bien sous ma tente. J’attends le moment le plus propice pour en sortir. Je range méthodiquement un maximum d’affaires dans les sacs étanches. Une accalmie et me voilà dehors. Il pluviote encore. J’enfourne la tente mouillée dans son sac. Je la sècherai plus tard. Je bâte Cabotte. La pluie est de plus en plus dense. Le propriétaire vient me voir.
– Vous avez passé une bonne nuit ?
– Je crois bien. J’étais au sec. J’ai du bon matériel vous savez. C’est la vie.
Et le voilà qui se met à me poser mille questions. J’enfile ma cape de pluie difficilement. Il avait juste à tirer le bas de la cape pour m’aider à la mettre en place. Je bataille et m’énerve. Il continue à me parler. Il se rattrape d’hier. Hier était un autre jour. Hier il était muet. Hier ne devait pas lui convenir. Hier il était accaparé par son travail. Il a eu la gentillesse de me prêter son bout de terrain. Je lui réponds laconiquement. Je n’ai pas le temps de disserter de la vie, de ses contraintes et contrariétés. Il faut partir au plus vite. Marcher pour se réchauffer. Voilà ce qui m’obsède. Les épaules et le dos s’alourdissent. Il nous faut partir.
Cabotte vient à mon secours.
Elle tire sur sa longe comme une malade. Comme ces enfants qui arrachent les bras de leurs parents en insistant lourdement quand ils veulent obtenir d’eux une quelconque faveur.
– Au revoir et merci encore, criais-je au bonhomme qui n’eut même pas le temps de me rendre son salut. Cabotte accélère comme si elle avait, comme on dit, le feu au cul. Elle comprend tout cette Cabotte.
– Qu’est- ce que tu crois. J’ai bien vu qu’avec toi, nous n’aurions pas décollé de la matinée. Il faut s’imposer quand c’est nécessaire.
– C’est bien vrai ma Cabotte, répondis-je en me moquant d’elle. C’est ça la solidarité entre une ânesse et son maître.