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Les communes rurales savent accueillir l’errant du jour.

Le 06 Septembre 2019 Lavoine.

Cabotte et moi avons affronté un dénivelé important.

Monter et descendre ne nous posaient pas de souci. C’était très agréable. Je me sentais libre. Je respirais chaque instant. Je prenais goût à l’effort.

Je m’arrête à la mairie de Lavoine. Une dame me reçoit. Elle me dit que la commune a un gite et un bout de terrain à proximité pour Cabotte. Elle doit demander au maire. Elle pense que c’est possible. Il n’y a personne. Le maire avait une réunion à l’autre bout du département. Il était injoignable. En attendant, elle m’installe dans une grande pièce. J’en profite pour écrire. Une chaise et une table à ma disposition, le grand luxe. Mais l’inspiration tarde à venir. Elle m’apporte un café. Que vouloir de plus en ce bas monde.

En fin d’après-midi, le maire nous donne son autorisation. Un gite pour moi tout seul ! Il est venu me voir. Il était content de nous recevoir avec Cabotte. Il n’a pas pu rester longtemps et nous avons peu échangé. Il nous a offert la nuitée. Il nous a souhaité une bonne continuation dans notre aventure.

Encore une commune qui nous a trouvé une solution. J’en profite pour remercier toute ces mairies qui nous ont reçus et trouver une solution : un bout de terrain, un abri, chez eux. Ils l’ont fait sans exiger de contrepartie. Ils l’ont fait parce qu’ils en avaient envie. Ils nous faisaient confiance. Ils ne risquaient rien. Le lendemain matin (le plus tôt possible) nous repartions en ne laissant rien trainer sur notre passage. Même les crottes abondantes de Cabotte disparaissaient comme par enchantement. Je les ramassais et les déposais dans un fossé, au pied d’un fourré, un massif de fleurs, des pots de fleurs, un endroit discret, si possible pour faire du compost… Ni vu ni connu. Nous effacions nos traces. C’était la moindre des politesses.

Le gite était très agréable. J’en ai profité pour me préparer une bonne tambouille améliorée. Enflé comme une abeille pleine et lourde de pollen, je me suis endormi comme un ange naïf, heureux de son passage sur terre. Un beau cadeau de la vie.

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