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Une surprise

J’étais attendu à Saint-Martin-d’Ardèche près des quais, là où se trouve une enfilade de restaurants. Je devais me présenter au « ô7 café » et demander le patron. Celui-ci m’était inconnu. Je lui présente une photo comme laisser-passer que m’avait envoyée Pierre sur mon portable. Pierre, un bon ami de Banos, avait manigancé toute cette histoire. Il voulait me faire une surprise ; c’en fut une.
– C’est bien moi sur la photo. C’était chez Geneviève et Pierre, à Banos, il y a bien longtemps. J’étais très jeune. J’avais peut-être : huit, neuf ans. Je ne sais plus. Je suis le fils de Dominique.
Effectivement je connaissais bien Dominique. Je comprends mieux maintenant.

Mélanie et Camille, ce couple de restaurateurs m’a accueilli comme si j’étais de leur famille. Un de leur fils m’a laissé sa chambre. Cabotte a eu le jardin.

Elle vous envoie le bonjour. Elle a apprécié et bien digéré l’unique rosier de votre jardin. Ce dernier, étêté, n’aura pas de fleurs cette année. En revanche l’année prochaine la floraison est assurée et abondante. Il faut s’avoir attendre.

 

Le maréchal-ferrant a inspecté les sabots de Cabotte. Ils sont parfaits. Il les pare juste pour leur donner une bonne forme. Il ne les ferre pas. Ils peuvent encore tenir un bon moment. Cabotte s’est laissé faire. Il n’a pas voulu que je le paye. Pour les voyageurs de mon espèce c’est gratuit, m’a-t-il dit. Je lui ai juste offert un demi. Il avait le temps, j’étais son dernier client. De plus, il habite dans le coin.
Message pour Mélanie. Tous les maréchaux-ferrants de France ne sont pas vieux avec une barbe rousse de gaulois et ne transpirent pas à grosses gouttes lorsqu’ils travaillent. Le nôtre était jeune, musclé, compétent, fils d’une grande lignée de maréchaux-ferrants. Même Cabotte l’a trouvé sympa et très précis dans ses gestes. C’est reparti pour encore des kilomètres à travers les sentiers de France.

 

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