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Une chaleur suffocante.

Le 18 Juillet 2019 Remiremont.

Nous avons suivi une piste cyclable très agréable pendant un bon moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Remiremont nous avons croisé un employé de la ville qui nous a orientés vers un centre équestre La Grange Puton. Ce centre se trouvait un peu à l’extérieur de la ville en haut d’une côte bien droite et bien pénible à grimper sous la chaleur. Nous avancions comme des zombies.


Jérémy nous a reçu rapidement et nous a placés dans un champ à proximité du centre. Il y avait beaucoup de poussière et pas un brin d’herbe pour Cabotte. La terre était à nu. Jérémy m’a dit de prendre du foin.

Cabotte errait dans le champ à la recherche d’un peu d’ombre. Même pas un petit arbrisseau égaré dans ce désert de grande canicule. Cabotte déprimait. Je ne pouvais pas améliorer son sort. Elle boudait le foin que je lui avais apporté. Du bon foin pourtant. Idem pour l’eau. Elle la reniflait sans fin, sans la boire. Elle qui mange sans arrêt la moindre touffe d’herbe qui traîne ! Je ne pouvais rien pour améliorer son sort sous cette chaleur. Elle attendait la fraîcheur de plus en plus tardive de la nuit.
J’ai eu droit à une bonne douche. Celle-ci, je l’ai appréciée. C’était urgent. J’étais à la limite du supportable. Il faut rester vigilant si l’on veut être encore présentable. J’ai toujours eu le souci de me laver et de me raser lorsque c’était possible. Au robinet à l’eau froide, dans les torrents, les rivières, des seaux d’eau, etc.
J’ai vu Anne la responsable du centre. Elle m’a offert une bière. Elle était avec un ami que je nommerai l’Africain. Celui-ci traînait en Afrique depuis de nombreuses années. Il était plus Africain que les Africains. Il affectionnait leur culture et style de vie. Il était un peu plus aisé qu’eux. Enfin je crois. Pour les occidentaux même les plus fauchés rien de plus facile. Pour eux le coût de la vie est dérisoire. Il revenait en France de temps en temps pour ses affaires. De quelles affaires s’agissaient-ils ? Je n’en sais rien. Je ne me risquais pas à lui poser la question. C’était son histoire. Lui aussi connaissait très bien les chevaux.
Le soir, ils partaient à un concert de Grand Corps Malade. Je les ai vus le lendemain au petit déjeuner. C’était bien sympathique. Je repartais d’un bon pied. Un bon café dans le ventre le matin c’est toujours très appréciable. Ce qui n’est pas toujours le cas.

 

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