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Un repos de quatre jours bien mérité après environ trois cent kilomètres

Du 22 au 26 Mars 2019 Airoux.

Nous avons rejoint “la rigole de la plaine” aussi appelée “la rigole du canal du midi” qui alimente en eau le canal du midi (tracé par Pierre Paul Riquet et dont les travaux ont duré de 1666 à 1680). Elle débute sur le versant sud de la montagne noire puis serpente tranquillement jusqu’ au canal du midi au niveau du seuil de Naurouze ; d’un côté nous avons le versant méditerranéen et de l’autre le versant océanique. C’est le point culminant du canal du midi. C’est à cet endroit que l’on parle de la division ou du partage des eaux.

J’ai rendez-vous avec Mamaou.

J’ai plusieurs jours d’avance sur mon trajet. Je vais en profiter pour reposer ma vieille carcasse. Même si elle ne grince pas encore, il serait utile et pertinent de la ménager. La route est longue. Cabotte va elle aussi apprécier. Enfin je l’espère. C’est aussi pour elle que l’on s’arrête.

Nous voilà donc à Airoux au domaine de la Ginelle. C’est un grand domaine familial pouvant accueillir de nombreux touristes. Il est perché sur un coteau arasé et domine la plaine du Lauragais. Il fait face à la barre des Pyrénées à ce jour blanche et visible tôt le matin. Il est possible de voir la Canigou d’un côté et le pic du midi de l’autre. Le temps est royal.

Ma belle sœur et mon beau frère nous rejoignent pour deux jours. C’est Byzance. Les repas sont copieux et plutôt bien arrosés. Ça me change des sardines, des maquereaux, du jambon en boîte, de la semoule de blé, des œufs durs, des fruits secs, etc. Je me refais un estomac en faisant bombance. Nous en profitons pour visiter la région. Quelle belle région. Le printemps est prêt à exploser les bourgeons des arbres fruitiers.

En parlant d’arbres fruitiers, Cabotte a boulotté avec frénésie une écorce d’abricotier sur une hauteur de presque un mètre cinquante. Du bon boulot. Experte en résilience arboricole elle m’a expliqué qu’un arbre dépecé de son écorce, s’il survit à ses blessures, devient encore plus fort et donne un maximum de fruits. La blessure renforce l’envie de vivre. C’est connu. Elle a donc rendu service au pauvre abricotier ce qui réjouira le propriétaire en l’occurrence sceptique de cette théorie plutôt conciliante. Et comme le dit Cabotte « l’avenir porte ses fruits à tout arbre généreux ».

 

Il va falloir quitter cet antre de douceur un jour ou l’autre pour reprendre la route.  Elle a les fourmis aux pattes et souhaite partir au plus tôt. L’inactivité la rend dingue. Quatre jours ! c’est trop long pour elle.

Pas vrai Cabotte ?

 

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