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Tout ne fut pas rose dans la traversée de la ville rose.

Le 17 Mars 2019 Traversée de Toulouse.

Je pars vers huit du matin.

Les plans de Sylvie en main. Pas très sûr de trouver le bon itinéraire. Mais bon ! Je verrai bien.

Cabotte allégée ne se pose guère de questions. Elle avance d’un pas appliqué et distingué. Elle a de l’allure quand elle veut.

L’entrée sur Colomiers se fait sans problème. Tout va bien jusqu’à ce que je cherche le collège Léon Blum. Impossible de le trouver. Pourtant c’est un repère important pour que je puisse continuer dans le bon sens. Rien à faire. Impossible de trouver ce “p…” de collège ! Rien ne va, les cartes sont faussées. Ma tête est embrouillée. Je me suis sérieusement égaré dans une sorte de zone pavillonnaire.
Un couple me voit dans l’embarras.
– Où allez-vous ?
– Je cherche le Collège Léon Blum.
– Vous venez de passer devant.
– Devant !
– Regardez, c’est ce bâtiment.
Effectivement je suis passé deux fois devant comme un couillon…
– Où allez-vous comme ça ? Nous pouvons vous aider et même vous accompagner un bout de chemin si vous voulez. Nous connaissons bien la ville et ses environs. Nous avons le temps.
Et nous voilà donc partis ensemble. Nous devisons sur plein de sujets d’actualité et de la vie en général.
C’est très agréable de marcher ainsi un dimanche matin accompagné de Cabotte la reine du bitume. Elle ne rechigne pas à avancer. Je reste très vigilant par rapport à la circulation et aux trottoirs. Elle peut faire des écarts intempestifs très importants pour une raison ou une autre et je dois anticiper le moindre de ses mouvements. Trottoirs, arbres, grilles d’égouts, voitures, cyclistes, feux tricolores, etc. Sans compter les gens qui nous arrêtent pour la caresser. Est-ce que les gens me caressent moi ? J’en aurais bien besoin. C’est quoi cette manie de vouloir toujours la caresser… Je me sens inutile et ignoré. Serais-je jaloux de la popularité de Cabotte ?
Une épuisante gymnastique pour moi de tout contrôler dans ce trajet biscornu plein d’aléas et de dangers potentiels. C’était très nouveau pour Cabotte. Elle s’en est sortie haut les sabots le cœur à l’ouvrage.
Le couple me remet sur les bons rails. Merci encore.

Sur le trajet je rejoins Clémence, sa fille et Christelle une amie de Clémence. Elles vont nous accompagner jusqu’à Ramonville.

Le temps se gâte. Il bruine épais et le vent d’autan par sa présence insistante perturbe notre avancée. C’est vraiment désagréable, je déteste l’humidité. Enfin nous rejoignons le canal du midi.

Nous voilà donc enfin sur le chemin du canal du midi. Une véritable autoroute. Seuls les vélos sont d’authentiques dangers. Ils sont silencieux et surprennent Cabotte au dernier moment. Un écart est à prévoir. Là encore elle se comporte bien. Je pense qu’elle a compris. Bravo. Je me détends enfin.

Arrivés à la ferme pédagogique vers 17h00. Je suis brutalement fatigué. Je suis heureux d’être arrivé. J’installe Cabotte dans son verger. Un grand espace immense.Tout pour elle et sans licol.

Mamaou m’aide à monter ma tente. Je suis épuisé et pour la première fois j’ai mal aux bras et au dos. Les tentions étaient très fortes. Une trentaine de kilomètres au compteur.

Je dors comme un ange et me réveille frais comme un gardon.

 

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