Navigation Menu+

Qui es-tu ?

 

TOI que personne n’a retenu

             TOI que personne n’a reconnu.

Qui es-tu ? Qui es-tu ?

             Toi qui marches ainsi

             Un pied avant l’autre

             Un pied après l’autre

             La tête ailleurs mais solidement attachée à cette vie qui ne te ressemble pas.

Aujourd’hui il pleut

Tu es trempé de la tête aux pieds

Mais tu ne peux ignorer qu’au dessus des nuages il fait toujours beau.

Et Toi qui es-tu ?

        Oui Toi

        Qui fait semblant de n’avoir rien entendu!

        Je te parle

        Je te souhaite

        Une bonne et heureuse journée.

Et Toi d’où viens-tu ?

        Tu sembles pressé !

        N’as-tu rien à te reprocher ?

Et Toi ce n’est pas sérieux

         Tu penses trop malgré toi

        Cela t’empêche de voir clair en toi.

Tandis que Toi l’errant du village

         L’idiot

         Tu ne penses pas d’autres le font à ta place et c’est bien mieux.

Et Toi qui en savait trop

        Pourquoi vas-tu te pendre de si tôt !

        Ce n’est pas l’heure

         La potence est dressée mais le public absent.

Et Toi l’innocent torturé

        Malmené

        Ton rire s’éclate en morceaux de sanglots.

        Chialer n’a jamais tué…

        Pourquoi t’étrangles-tu en ravalant tes maux !

Et Toi tu crois tout savoir !

         Pourtant tu ignores que le jour se lève à telle heure et qu’il se couche                  quand il en a envie.

Et Toi tu es Cocu

         Mais ça ne se voit pas !

Et Toi tu le seras

         Si tu continues ainsi à regarder passer de jeunes filles en herbe !

        Quant à Toi ta virginité tu ne la retrouveras plus

        C’est inscrit dans le grand livre blanc de l’ingénue publique.

Et Toi le militaire

         La feras-tu ta propre guerre ?

         La gantée 

         Celle qui ne salit pas.

Et Toi l’exempté

         Tu t’y es bien pris

         Ils t’ont pris pour un fêlé

          Chose qui était vrai !

Et Toi là-bas le gardien de l’ordre public

         Bien rangé

         Y-a-t-il un paradis de paix?

Et Toi le touriste

          Ce n’est pas toujours bon de se faire voler

          En un tournemain

          son porte monnaie.

Et Toi pourquoi fuis-tu belle étrangère ?

         Il te reste encore sur le bout des lèvres un intrépide et chaste baiser.

Et Toi pourquoi cours-tu ainsi après on ne sait quelle lubie ?

        Une envie passagère qui te sourit qu’à moitié.

Et Toi ne joues pas aux timides.

        C’est pathétique mais le premier pas reste à faire.

        Il est nécessaire et salutaire.

Et Toi que je viens de croiser tes lacets sont défaits !

        Attention il y a du laisser-aller

        Du risque à prendre et à tomber.

Et Toi l’enfant de la rue

        De la balle perdue

        Rentre chez toi il est bien tard

        Il est minuit

        La lune inquiète guette tes moindres pas…

Et Toi l’homme de partout et de nulle part

        L’important c’est d’être bien chez-soi

        Sous son toit.

Et Toi qui n’a plus rien à boire

        Je te paie un verre celui du salut éphémère.

Et Toi esprit follet

         Dès que je cherche à t’approcher tu me fuis pour d’autres contrées plus                          mystérieuses.

Et Toi étoile polaire montre moi le chemin de la voie royale

        Lactée

        Éclaire mon destin j’ai peur de m’égarer.

Et Toi

       Qui peut être me liras

       Qui es-tu? 

          Oseras-tu?

                                                                      Réponds moi…