Navigation Menu+

J’ai rendez-vous avec ma Mamaou.

Les 17,18 ,19 et 20 Juin 2019 Lajoux.

Je suis pressé de la revoir. Je décide de reprendre des sentiers. Je fais deux fois demi-tour. Pour une reprise c’est un échec. Je deviens dingue avec ces sentiers impossibles. Je prends sur moi. Je n’ai pas d’autre choix. Il fait très chaud.

J’arrive enfin au chalet de La Baumette

gîte d’étape dont Mamaou a loué une chambre.

 

 

 

C’est génial. Cabotte a son pré suffisamment grand pour plusieurs jours.

Je vais enfin me reposer.

J’en ai besoin. J’en ai marre de bâter et débâter presque tous les jours ; de planter la tente et la ranger dans le sac le lendemain (sauf quand je trouve d’autres lieux pour dormir) ; d’organiser le remplissage de mes bagages de façon méthodique et logique. Toutes ces opérations me prennent trois heures par jour. Lorsque tout va bien. Il est des jours où je m’y prends si mal que c’en est désespérant. Recommencer demande encore plus d’énergie. Il me faut me ressourcer. Nous profitons du bon accueil des propriétaires du gîte qui nous ont facilité le séjour.

Bilan général du périple réalisé : Des sacoches abîmées aux angles, deux gourdes en moins, un sac à grain au fond d’un ravin, une bâche oubliée, une casquette perchée en haut d’un arbre, mon parapluie de berger perdu (il était déchiré, je soupçonne mon inconscient de l’avoir abandonné sciemment), une paire de chaussures débrayée aux talons usés et coutures défaites, des arceaux de tente tordus et cassés. Sans oublier presque dix kilos en moins. Je fais pitié à ceux qui me connaissaient avant mon périple.
« Il ne mange pas assez. Il ne va jamais tenir huit mois à ce rythme. C’est un squelette. Etc. »
En réalité je suis en grande forme.
Quant à Cabotte elle s’est affinée, a pris de la puissance et de la maîtrise en tous terrains. C’est une compagne parfaite pour cette aventure. La véto est venue pour un contrôle général. Elle ne m’a pas fait payer la visite. Elle l’a trouvée en bon état. Je lui ai acheté des produits anti-mouches. J’espère qu’ils seront efficaces.
Conclusion.
Une nouvelle tente, une paire de chaussures neuves, des sacoches rapiécées, une belle casquette qui se visse sur la tête, de nouveaux habits surtout des pantalons. J’y flottais dedans. J’étais devenu une misère sur pied à effrayer des merles sur un cerisier… L’image est forte mais bien réelle.
Mamaou n’a pas eu peur quand elle m’a vu. J’ai été rassuré du coup. Nous avons passé notre temps en voiture sur les routes sinueuses de montagne, nous avons été plusieurs fois à Val Thoiry, commune près de Genève. Nous avons couru les magasins pour trouver ce qu’il me fallait.

Un cordonnier a renforcé les sacoches.

 

Mamaou n’a pas du tout profité des lieux où nous étions. Nous avions du travail et peu de temps pour remettre tout en ordre et en état. Merci ma Mamaou pour ton aide si précieuse. Je suis très fier de toi. De notre collaboration. D’une certaine façon cette aventure est aussi la tienne.

Un soir, un groupe de randonneurs est arrivé. Ils ont vu l’ânesse dans le pré. Ils m’ont demandé ce que je faisais, d’où j’étais parti. Au fil de nos échanges je leur ai proposé une lecture. C’était sympa. Les textes leur ont plu. Enfin je crois. Tu le sens quand tu fais un bide. Tu ne captes pas l’attention de l’autre. Celui-ci se disperse et n’a qu’une seule envie : que ça s’arrête au plus tôt. C’est atroce quand cela arrive. On ne peut pas plaire à tout le monde. On ignore la valeur de ce que l’on écrit.
En ce qui concerne les lectures j’en ai improvisées quelques unes avec une certaine réussite. À la rentrée je vais repenser cette histoire. Je commence à y prendre goût. Mais ce que je préfère avant tout c’est surtout écrire ; traduire des sentiments et des situations en mots. C’est presque naturel chez moi. C’est aussi le résultat de beaucoup d’observation et de stockage d’idées durant plusieurs années. Depuis toujours. Il y en a qui jouent au scrabble (j’ai horreur de jouer pour jouer) moi modestement j’aligne des mots pour m’exprimer et partager avec ceux qui le souhaitent. J’ai toujours douté de ce que j’écrivais. Lisant beaucoup je reste modeste. Que puis-je dire de plus de ce qui a déjà été écrit ? Il y a pléthore de gens qui écrivent plus ou moins bien et qui ont des choses à raconter. Je lis parfois des navets (ce que je considère des livres sans intérêt) pour m’informer de ce qui se fait de pire sur le marché. Ces bouquins comparativement avec ce que j’écris m’ont toujours encouragé à continuer. Je ne suis pas si nul que ça. Il y a certes mieux, mais j’ai ma place, mon mot à dire, mes phrases à écrire, mes histoires à raconter. C’est ici une version positive et encourageante. Les lectures me font redécouvrir le mystère de certains de mes textes. C’est une belle aventure de s’essayer à l’écriture d’un livre. C’est aussi la fin d’une aventure lorsqu’on ponctue par un point final.

Nous n’avons pas vu passer le temps. Quant à Cabotte elle avait hâte de repartir. Je la connais suffisamment pour le savoir. Rien que dans sa façon de venir vers moi quand je l’appelle.

1 Comment

  1. bonjour, tu vas pouvoir écrire une nouvelle page de ta vie grasse à cette magnifique randonnée que tu es entrain de faire, et dit toi bien que si tu pèses moins qu’au départ, la plume ne sera que plus légère sur ton récits, amitiés et bon courage pour la suite de ton périple

Rédiger un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *