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Denis Diderot.

Le 1er Août 2019 Langres.

 

 

Une belle promenade calme et tranquille.

Nous avons longé l’immense réservoir de la Liez avant d’apercevoir, étalée sur une espèce de plateau, la magnifique et altière ville de Langres.

Langres était un repère important dans mon périple. Je me devais de l’honorer en y allant. Cela voulait dire que j’avais franchi un cap supplémentaire dans l’avancée de mon programme. Une descente déjà bien amorcée vers le sud et sud-ouest.
Après une montée assez raide et rectiligne nous arrivons en centre ville. Nous tombons par hasard sur la place où s’érige l’incontournable statue représentant l’illustre Denis Diderot.

Un bronze imposant par sa puissance expressive (un bel homme énigmatique d’une grande dignité et lucidité), juché sur un socle en pierre et relevant le défi de l’humanité. Je ne puis m’empêcher de penser à cet extrait sorti de son œuvre : Jacques le fataliste.
« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maitre ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Cet extrait introduit ainsi les multiples facettes de cet homme : écrivain, philosophe, critique d’art peu connu, encyclopédiste éclairé, etc.
Ces questionnements judicieux, sans réponses définitives, ont d’une certaine façon guidé ma propre vie. Je l’ai toujours su. D’où mon insatiable curiosité du monde qui m’entoure. D’où mon acharnement à essayer de comprendre le fonctionnement complexe de mes contemporains. Si possible sans les juger, les condamner, les exclure définitivement de mes principes sclérosants. Chose demandant beaucoup de maîtrise et de détachement. Essayez et vous verrez, c’est difficile pour ne pas dire voué à l’échec. Une véritable ascèse quotidienne. Un rappel à l’ordre. Mon périple en est une des résultantes recherchées. Je mesure aujourd’hui l’ampleur et les bénéfices que j’en retire.
Je profite d’être en ville pour retirer de l’argent, manger un plat de lentille saucisse arrosé d’un bon verre de vin rouge. Il ne m’en fallait pas plus pour satisfaire mon appétit du moment. Ensuite les choses se sont compliquées lorsque j’ai voulu quitter Langres pour rejoindre le GR 7. Difficile de trouver l’itinéraire. Je le suivais de temps en temps puis le perdais sans savoir pourquoi. Impossible de trouver l’endroit où je devais descendre. Il devait bien se trouver quelque part. J’avais beau chercher. Rien. Je l’ai enfin aperçu, après être passé plusieurs fois devant. J’ai alors longé les remparts en dessous de la ville puis emprunté une descente courte mais abrupte pour enfin retrouver un chemin plus serein. Une galère comme celle-ci en zone urbaine de cette taille est rare. Là, je n’ai rien compris. Je me suis perdu dans le labyrinthe des ruelles de Langres.


Il ne fallait pas être distrait ce jour-là, je devais être à côté de mes pompes. En général, j’évite les villes lorsque c’est possible. Ici, j’ai souhaité m’y arrêter. Je ne regrette rien, j’ai rendu hommage à Diderot. Lui au savoir encyclopédique au siècle des lumières.

 

 

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